La vie prénatale

 Enfanter ne va pas de soi. Contrairement à ce que nous apprenons à l’école, il ne suffit pas qu’un spermatozoïde pénètre un ovule dans une matrice en état de fonctionner, pour qu’apparaisse un être humain. Un humain naît d’abord du « projet » d’une femme et d’un homme. Certes, ce projet n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire …

Comme dit Boris Cyrulnick,  » lorsque le spermatozoïde de votre père a pénétré l’ovule de votre mère, ça ne pouvait donner qu’un être humain, pas un chat, ni un vélomoteur. Mais ce n’était en rien prédestiné à devenir vous. Pour donner telle personne réelle, il faut toute la condition humaine, la mémoire, la culture, l’histoire, le contexte, la relation. La moindre variation de l’environnement modifie l’expression de nos gènes ».

Parmi les innombrables variations possibles, l’état psychique de la future mère , en relation étroite avec elle -même, c’est-à dire avec sa propre histoire, au sein de sa généalogie et en relation avec le futur père.

Résultante d’un nombre considérable de facteurs, chaque naissance est totalement singulière et débouche, que les parents en soient conscients ou pas (nous le sommes généralement très peu), sur une existence marquée d’emblée par un déterminisme vertigineux. Ce déterminisme nommé « projet-sens ». Ce projet-sens peut, éventuellement, et même souvent, ressembler à un grave « non sens », aliénant et mortifère. Parce qu’on ne nous désirait pas. Ou que l’on désirait un enfant d’un autre sexe. Ou que l’on nous a fait endosser le rôle d’un tiers vivant ou mort. Ou parce que notre mère nous a transmis son angoisse, ses terreurs, ses haines, ses tristesses… généralement sans le vouloir, ou même, très paradoxalement, en faisant tout pour nous en protéger et  donc en s’enfermant dans un déni du problème qui, en réalité ne trompait personne surtout pas l’inconscient du bébé en elle.

Nous sommes un peu bâtis comme des poupées russes. D’une part, parce qu’au fond de nous, notre vie durant, il y a un petit enfant, qui jubile ou qui souffre, qui s’exprime ou que l’on fait taire. D’autre part, parce au’n travers de nous peuvent venir se coincer des fragments de vie maternelle, ou paternelle, ou ancestrale, inaccomplissements, souffrances et frustrations, dont nous commençons à hériter dès l’aube utérine de notre vie. Ainsi commencent bien des ratés de la vie , sinon des vies ratées.

La bonne nouvelle, c’est que cette malédiction de tous nos « projet-non-sens » que l’on a collé sur le dos dès le départ, de le comprendre, de le reconnaître et de le libérer.  Alors l’existence prend un tout autre tour ! Mais pour en arriver là, un accompagnement est indispensable. J’ai pour profession d’accompagner dans cette « remontée » des personnes venues me consulter. Un ensemble d’outils variés m’est indispensable pour approcher de façon conséquente « le contexte dans lequel une personne a été amenée à se construire ». Ce contexte est fait d’une foule de données, belles et moins belles, sur lesquelles nos parents ne pouvaient généralement pas grand chose. Il ne s’agit nullement de les accuser ni de les culpabiliser, mais de travailler à nous libérer et, ce faisant à les libérer eux mêmes et surtout à libérer nos descendants, en clarifiant notre propre « projet d’enfant ».

© 2018 Ameyo MALM-AGENA@Thérapiesglobales

Absence de père « papaoutai »

Qu’est-ce qu’un père ?pere-et-fils-

Le terme Père vient du latin (Xème siècle) pater et signifie «ancêtre, fondateur, homme vénérable». La fonction paternelle ne se résume pas à la transmission génétique. Le père donne son nom, il assure la médiation entre l’enfant et les générations passées, il inscrit dans une filiation et dans l’histoire de la lignée paternelle. Le père a une fonction de séparation, il permet à la mère de se distancier de son enfant et incite l’enfant à s’ouvrir au monde. Si cette étape n’a pas lieu, la bulle mère-enfant forme un cocon incestueux.

Le rôle du père est aussi un rôle interdicteur, car il vient contrer, limiter, canaliser, les tendances spontanées et les pulsions de l’enfant. La mère ne peut difficilement jouer un rôle maternant et un rôle interdicteur simultanément. L’enfant grâce au père ou à la présence d’un autre homme fera l’expérience du manque, de la perte, de la solitude, il n, aura pas peur d’affronter l’inconnu. Le père marque la séparation d’avec l’image archaïque de la mère toute-puissante, la mère des origines.

Les carences paternelles ont toujours des effets dans la formation de la personnalité. J’observe de plus en plus d’enfants démunis qui doivent affronter l’existence sans pères. Cette absence de père ne correspond pas à sa mort physique mais plutôt à sa disparition dans l’univers interne de l’enfant. Bien que l’absence de père ne signifie pas toujours la mort psychique de son image  ou de sa représentation, elle perturbe à différents niveaux le développement psychoaffectif de l’enfant. Pour un fils, le manque de père est une blessure profonde, surtout vécu à un âge précoce.

Dans mon histoire familiale, il a fallu que je réhabilite les hommes de ma famille, car en faisant mon arbre généalogique, des secrets de filiation ont surgi que je ne m’attendais pas. J’ai découvert le secret de pères inconnus, je ne savais rien d’eux, ces cases vides pesaient le pesant d’or du silence de leur nom. Les enfants issus de ces unions non légitimes, sûrement des relations non avouables, ont dû ressentir la honte. La honte n’est pas un sentiment comme on se plaît à le dire, elle revêt l’aspect d’un habit qui colle à la peau et dont il n’est pas aisé de se défaire.  Les ancêtres de ma famille ne demandaient qu’à vivre, pourtant, ils n’étaient pas inscrits, ni portés, dans leur élan vital, par une lignée paternelle, ni d’ailleurs maternelle. Ils furent abandonnés, dès la naissance, par leurs parents biologiques. Chez nous, on ne disait rien de ces secrets de filiation, impossible de mettre la main sur les livrets de famille, il ne fallait pas dire !

Le travail de prise de conscience m’aida à mettre des mots sur ces non-dits. Je me pris au jeu de découvrir les secrets familiaux, et par la suite lors des consultations, ceux de mes consultants, en fonction des langages verbal et corporel.

Aujourd’hui , l’absence du père m’apparaît un sujet primordial, un tremplin, parlant de la quête incessante du lien, de la séparation, de la reconnaissance, de l’amour.

© 2018 Ameyo MALM-AGENA@Thérapiesglobales

ABUS SEXUELS & INCESTES

 

ALAUNE_Viol-Inceste_Artistespress.jpgLe terme abus vient de abusus, « le mauvais usage ». L’abus désigne l’action d’abuser d’une chose ou d’une personne. En mémoires prénatales, nous retiendrons l’abus sexuel qui se rapproche de la notion de viol, d’inceste et de pédophilie. Dans l’abus sexuel, nous trouvons l’abuseur et l’abusé. L’abusé désigne la victime obligée de subir un rapprochement sexuel sans son consentement. La victime se sent souvent fautive, cette faute intériorisée se transmet aux descendants.

L’abus sexuel ne se limite pas à la pénétration, il concerne toute violation intime du corps de l’autre. Il s’accompagne de violences verbales, ou de menaces de mort. On parle d’inceste géographique ou spatial lorsqu’il ya intrusion sur le territoire. Le partage de l’espace menace l’identité sexuée. À cause des limites trop floues, l’espace commun n’est pas sécurisé comme le partage d’une maison, d’une chambre, d’un lit entre membres d’une même famille. Tout contrôle abusif de l’intimité d’une personne, comme la lecture du journal intime ou de courrier électronique, entre aussi dans la catégorie de l’abus incestueux.

Le terme « inceste » qui vient du latin incestrum, signifie non chaste, souillé, impur. Cette perversion, ou déviation sexuelle par rapport à une norme, décrit une relation sexuelle entre individus d’une même famille, au sens large du terme : elle peut avoir lieu dans un contexte intranucléaire c’est-à-dire au sein du noyau de la cellule familiale (par exemple, un père qui inceste sa fille) ou extra-nucléaire (par exemple, un oncle maternel qui inceste sa nièce) ; de même, la transgression de l’interdit existe lorsque l’agresseur fait fonction de parent (père adoptif, beau-père…).

 L’inceste repose sur un problème d’autorité parentale. Un adulte domine un enfant en situation de faiblesse, le mineur ne peut se défendre, il subit une contrainte sexuelle, physique et un chantage affectif pour se taire. L’inceste fait partie des abus sexuels. Il comprend les attouchements sur le sexe de l’enfant, la pénétration anale ou vaginale, les rapports buccaux forcés, l’émission du sperme sur certaines parties du corps du mineur, l’obligation pour l’enfant de caresser le sexe et de donner du plaisir à un adulte. En psychogénéalogie, l’inceste, sujet tabou, a une incidence en profondeur, il devient un secret de famille indicible. L,enfant abusé reste prisonnier du secret. Dévoiler le secret remettrai en jeu l’équilibre familial, alors, il doit garder le silence, une amnésie peut cacher le traumatisme, l’information passe au niveau inconscient.

L’inceste est un meurtre sans cadavre, un meurtre psychique car il crée la confusion dans l’esprit de l’enfant entre amour et sexualité, il place l’enfant dans une fonction d’objet sexuel visant à assouvir les fantasmes sexuels de son agresseur que la plupart du temps il aime et en qui il a confiance.

De nombreuses vies peuvent ainsi se voir détruites à cause d’un abus de ce type dont les effets sur le long terme imprègneront toute la vie de la victime et de ses descendants. Honte, culpabilité, dégoût de soi, autodestruction, dépression, troubles sexuels ou reproduction des faits sur la génération suivante font partie de la triste liste des effets produits par de tels abus qui marquent leur victime à jamais.

L’inceste c’est aussi tout ce qui concerne l’exhibition sexuelle ou « inceste moral » : les actes de faire l’amour devant son enfant, parader nu, tenir des propos à caractère sexuel, visionner des films pornographiques avec son enfant… sont considérés comme relevant de l’inceste. Utiliser son enfant comme confident de ses aventures sexuelles, le photographier nu ou dans des situations érotiques également.

L’inceste c’est aussi le « nursing pathologique » : sous couvert de d’actes d’hygiène ou de soins, l’agresseur assouvit ses pulsions en pratiquant des toilettes vulvaires trop fréquentes, des décalottages à répétition, des prises de la température inutiles plusieurs fois par jour, lavements…et ce jusqu’à un âge avancé de l’enfant. C’est une relation extrêmement fusionnelle qui s’instaure dans laquelle l’enfant est un objet sexuel.

L’incestuel :

L’incestuel, c’est l’inceste sans passage à l’acte sexuel. Vu de l’extérieur, il n’y a rien. Vu de l’extérieur, l’incestuel peut même ressembler à de l’amour : vu de l’extérieur, une famille incestuelle peut ressembler à une famille très unie par « l’amour », mais ce n’est pas de l’amour… c’est de la fusion, de la confusion (des genres, des générations, des places, des identités…) c’est de l’emprise. Un parent qui considère son enfant comme s’il était une extension de lui-même, et/ou comme s’il était un objet n’est pas dans une relation d’amour mais dans une relation d’emprise.

L’incestuel, c’est du flou, le « magma du pas nommé », dit Fernande Amblard.

Si l’inceste (du côté des abuseurs) concernent majoritairement les hommes (95% des filles abusées et 85% des garçons l’ont été par des hommes – Delisle 2004), les femmes ont sans doute une place plus grande dans l’incestuel — à travers ces relations fusionnelles et d’emprise que souvent on confond avec l’amour et notamment dans la relation mère-fille. Mais ce n’est pas l’amour : c’est une emprise où l’autre (en l’occurrence, dans l’incestuel, l’enfant) est considéré comme un objet (et non comme un sujet à part entière), une extension narcissique du parent.

L’incestuel ce n’est même pas du non-dit, c’est du pas-dit, c’est avant la représentation ; ça colle, ça agglutine, ça confond, ça mélange… Ca brouille les pistes, les frontières entre les personnes, les sexes, les générations, les identités, les corps… (« ma fille, c’est tout moi » ; où l’identité même de l’enfant est niée ; « elle m’a fait une rougeole », comme si la mère était dans la peau de son enfant… et de fait, parfois, dans un délire de fusion, ces mères pensent partager la peau, être dans la même peau que leur enfant, dans l’esprit de leur enfant « je sais ce qu’elle veut, ce qu’il lui faut, je sais ce qui est bon pour elle… » : c’est l’intrusion psychique. Cette intrusion, cette fusion coupe l’enfant de son être propre, de la source de sa subjectivité, sa vérité intérieure, de sa capacité à sentir son désir propre, comme il en serait d’un pays coupé de sa culture propre ou de ses sources énergétiques et, de ce fait, à la merci de toutes sortes d’impérialismes étrangers et in fine, d’effondrements politiques, économiques, culturels, spirituels.

Pour qu’il y ait un passage à l’acte incestueux, il faut qu’il y ait déjà un manque de limites, un flou dans les limites : l’inceste n’arrive pas comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu. L’horizon est déjà bien bas et se confond avec la terre… Ainsi, l’incestuel à la génération précédente peut faire le lit de l’inceste à la génération qui suit. Et inversement : si il y a eu inceste à la génération précédente, on retrouvera une ambiance incestuelle à la génération suivante car l’interdit de l’inceste y aura été transgressé, et les limites entre les générations en restent floutées — sauf si un travail thérapeutique permet de stopper là le système pathologique, ou si un conjoint sait mettre les limites qui ont manqué aux générations précédentes.

L’absence de limite se traduit concrètement : les (portes des chambres, des toilettes…) sont toujours ouvertes, jamais fermées ;  ou des maisons où les pièces (chambre à coucher, salle de bain) n’ont tout simplement pas de portes (ce qui selon les contextes géographiques, économiques et culturels, est anodin, ou pas du tout). Des portes ouvertes ne constituent pas forcément un problème en soi. C’est le fait que les enfants, en particulier à partir de la puberté, n’aient pas le choix, la liberté de les fermer quand ils le souhaitent, qui est problématique.

Les conséquences de l’incestuel sont les mêmes que dans l’inceste
Les familles incestuelles sont des familles à transactions incesteuses sans passage à l’acte. Ce qui caractérise l’incestuel, et ce qui est commun à l’inceste et à l’incestuel, c’est l’intrusion psychique.

Ainsi, les conséquences possibles sont les mêmes que dans l’inceste :

  • Délinquance,

  •  Echec scolaire, professionnel

  • Troubles sexuels et affectifs

  • Anorexie, boulimie, toutes les addictions,

  • Délinquance, prostitution

  • TS et/ou suicides

  •  Bouffés d’angoisse

  •  Bouffées délirantes, psychoses

  •  Dépressions chroniques

  •  Troubles graves de l’image corporelle

  •  Rituels obsessionnels de lavage

  •  Reproduction à la génération suivante

  •  Sexualité compulsive ou absence de sexualité

  •  Tendance à vivre des relations abusives (affectives, sexuelles, professionnelles…)

  •   Incapacité à vivre simultanément amour et sexualité dans une même relation etc…

  • L’absence de limite se traduit concrètement : les (portes des chambres, des toilettes…)

La violence dans ses formes les plus subtiles et les plus insidieuses a trouvé refuge, à notre insu, au sein même de notre système éducatif et habite au creux de toutes les chaumières et dans l’ensemble de notre société. La violence nous concerne tous et le temps est venu de sortir de notre culpabilité, pour entrer dans notre part de responsabilité qui implique conscience et discernement.

La vérité, voila certainement le maitre mot qui anime mon existence telle une quête du Graal. Quête qui m’a amenée à comprendre non seulement ma vie, mais l’histoire de la vie dans ce qu’elle a de plus sombre et de plus lumineux. Alors combattons de toutes nos forces ce mal qui est toujours d’actualité dans notre société sans repère.

© 2018 Ameyo MALM-AGENA@Thérapiesglobales

 

LE MOUTON NOIR DE LA FAMILLE

  Les soi-disant « moutons noirs » de la famille sont en fait des chercheurs de chemins de libération pour l’arbre généalogique.

Les membres de l’arbre qui ne s’adaptent pas aux normes ou aux traditions du système familial, ceux qui, depuis tout petits, cherchaient constamment à révolutionner les croyances, allant à l’encontre des chemins marqués par les traditions familiales, ceux-là, critiqués, jugés et même rejetés, sont généralement des appels à libérer l’arbre d’histoires répétitives qui ont frustrés des générations entières.

Les « brebis noires », celles qui ne s’adaptent pas, celles qui crient leur rébellion , jouent un rôle de base dans chaque système familial, elles réparent, désintoxiquent et créent une nouvelle branche pleine de fleurs dans l’arbre généalogique.

Grâce à ces membres, nos arbres renouvellent leurs racines. Sa rébellion est terre fertile, sa folie est eau qui nourrit, son entêtement est air nouveau, sa passion est le feu qui rallume le cœur des ancêtres.

D’innombrables désirs réprimés, de rêves non réalisés, de talents frustrés de nos ancêtres se manifestent dans la rébellion de ces moutons noirs cherchant à se réaliser.

L’arbre généalogique, par inertie, veut continuer à maintenir le cours castrateur et toxique de son tronc, ce qui rend la tâche de nos brebis difficile et conflictuelle.

Mais qui apporterait de nouvelles fleurs à notre arbre, sinon elles ? Qui créerait de nouvelles branches ? Sans elles, les rêves non réalisés de ceux qui soutiennent l’arbre des générations en arrière seraient enterrés sous leurs propres racines.

Que personne ne te fasse douter, soigne ta « rareté » comme la fleur la plus précieuse de ton arbre. Tu es le rêve réalisé de tous tes ancêtre.

Bert Hellinger.
Traduit de : L’espagnol

Merci à Franck Zebre pour ce texte et à Femme sacré Divina

Je suis un Nom, « prêt à porter »

Le Nom est un Être vivant qui informe celui qui le prononce.

« In-former, signifie: donner de la force par le dedans »

Nous ne répondons à l’appel de notre Nom que si nous l’avons entendu .

Les Noms de Famille ne furent créés qu’au XIIIe siècle pour des questions administratives. Jusque là, les Noms étaient les Prénoms, surnoms, souvent accompagnés de fils ou fille de.

Nous naissons normalement issus d’une famille, d’une lignée, d’une maison , d’un clan . Nous en recevons l’héritage, qu’il soit glorieux ou ténébreux. Ce n’est pas inscrit sur notre front, mais ça l’est dans nos gènes, dans notre mémoire ancestrale collective. Nous en récoltons aussi les dettes morales « impayées ». Elles peuvent nous poursuivre sur plusieurs générations.

Le Nom de famille est donc une panoplie qui nous a été mise sur le dos, pardessus notre propre prénom de naissance. Ce Nom collectif nous imprègne dès l’école puisque nous sommes appelés ainsi tout comme dans l’exercice de notre métier. Nous devons tenir compte de ce Nom de Famille qui n,’est pas un wagon accroché machinalement derrière le Prénom, mais plutôt un tandem qui apporte son lot d’information.

Ce Nom est notre identité, un schéma qui nous décrit : « id-entité « signifie : « quelqu’un qui est pareil, tiré de », c’est une réplique comme une photo en trois dimensions de notre Être profond. Notre Nom est le porte parole de la personne que nous sommes réellement.  Notre identité, Prénom de naissance et Nom de Famille est notre « sésame » pour apparaître dans le « voir » de ce monde. Le Prénom de naissance retrace l’histoire de la vie terrienne de celui qui le porte.

Notre Prénom, nous le recevons à la naissance. En l’adossant, nous devenons sa vibration et son sens qui agit sur notre subconscient. Nous pouvons être aussi sous l’influence d’un surnom, sobriquet, diminutif ( » qui nous diminue »), ce qui modifie notre identité initiale. Or ce qui est initial nous initie. En être privé, c’est en être atrophié. Être dépossédé de notre identité de naissance est aussi grave que de fracturer la colonne vertébrale, nous en restons paralysé.

Les prénoms n,ont pas été choisis à la courte paille.

Sans que les parents s’en rendent compte, ils ont reçu intérieurement le prénom de naissance de leurs enfants. Si la mère « porteuse » de son enfant est bien à l’écoute, elle percevra le nom de naissance que celui-ci lui transmettra par ses gènes.

Notre prénom est la « chanson » que nous entendons le plus souvent depuis notre plus tendre enfance. Il nous modèle, nous pétrit, nous forme selon sa signification, nous remplit. Mais si nous sommes affublés d’un diminutif (qui nous diminue), nous voilà atrophiés dans notre identité. Nous deviendrons bancals, car il nous manquera une part de nous-mêmes. Évitez les diminutifs qui détruisent le potentiel du véritable prénom et ouvrent la voie à un inquiétant dédoublement de la personnalité. Exemple : « Ce petit Georges est devenu Jojo pour ses parents et pour sa grande soeur dans la chaleur sécurisante du foyer. Mais le voici qui commence à fréquenter l’école : dans ce monde plus dur, plus froid, légèrement hostile, il sera Georges. Il aura pour ainsi dire deux visages. En classe , c’est Georges qui sera puni. À la maison, c’est Jojo qui pleurera ». Vous sentez le danger ?

Un prénom + un sobriquet, voilà de quoi perturber un enfant qui ne peut mesurer l’impact de ces différences. C’est par ignorance des retombées que nous affublons des personnes de surnoms divers. C’est tellement habituel que nous n’y faisons pas attention. Que Frédéric devienne Fredo, tout comme Philippe avec Phil ou Philou, c’est tellement chou ! Isabelle devient Isa, Emmanuel, Manu ; Nadine, Nad ;  Caroline Caro etc… La liste pourrait être longue.

Pire, l’absence d’un Nom, nous réduirait à la néantisation, à la disparition de notre raison d’Être.

Chaque personne née en ce monde représente quelque chose de nouveau, quelque chose d’originale, d’unique. Chaque homme pris à part est une créature nouvelle dans ce monde, et il est appelé à remplir sa mission, sa particularité en ce monde. Si nous sommes une Personne unique, jamais renouvelée, il serait bon que nous sachions ce que nous avons à Être, pour le vivre au meilleur niveau. En recevant notre prénom comme un Acte de Naissance, nous entamons une randonnée, nous nous mettons en marche, pour un chemin à réaliser, un chemin pour vivre notre Vérité.

© 2018 Ameyo MALM-AGENA@Thérapiesglobales

 

LE POUVOIR DES PLANTES

La nature a prévu une véritable réserve magique avec les plantes qui couvrent notre planète. Nos ancêtres découvrirent les forces présentes dans chaque plante, ils les maîtrisèrent pour améliorer leur existence.
Aujourd’hui encore, les herbes et les fleurs sauvages qui embellissent nos villes et nos campagnes, les plantes ornementales et comestibles de nos jardins, et même les plus banales plantes d’appartement possèdent, nous le savons, des pouvoirs inexploités.

Les plantes accompagnent les humains depuis la nuit des temps. Elles sont toujours parmi nous, chargées d’inconnu et de mystères. L’Egypte antique était la terre bénie des mystères et des révélations, pour cette médecine née dans les temples.
Les plantes sont régies tout comme les minéraux par des planètes, dominées par des déités, que l’on interprète par leurs couleurs, leurs formes, et leurs parfums.

En Egypte antique, les dieux étaient honorés avec des senteurs. L’aloès chez les égyptiens était symbole du renouveau de la vie lors des cérémonies funéraires.
Le persea, plante toujours verte, était voué à Isis, symbole de l’adieu ou de l’espoir.
Le buis fut consacré à Platon car il symbolise la vie qui continue sous terre et il reste toujours vert en hiver.
L’iris, voué à Horus était l’emblème de la guérison.

Quoique les propriétés médicinales des plantes soient bien connues, bon nombre de médicaments courants sont la version synthétique de substances originelles dérivées des plantes. Leurs pouvoirs occultes sont moins accessibles.

Rectifier les mémoires familiales comme je le propose par la vibration des plantes est une garantie de mieux être intérieur, voir de guérison.

© 2018 Ameyo MALM-AGENA@Thérapies globales

LE VORTEX

De l’infiniment petit à l’infiniment grand, de l’atome aux galaxies, la nature a recours au vortex pour obtenir un meilleur rendement énergétique.
L’ADN, le sang pompé par le cœur, l’eau des océans et des rivières, les ouragans, les tornades, notre galaxie et la Voie Lactée : toutes ces manifestations de la vie illustrent l’usage du vortex.

La vie nécessite le mouvement en vortex pour maintenir l’énergie qui nourrit la structure même de l’existence physique et subtile. Bien qu’invisible à nos yeux, l’énergie bouge en vortex et perpétue la vie à l’intérieur des graines, des fruits et des ovules tout comme le fait le mouvement des ouragans, des tornades ou de l’eau.

Quand la graine trouve les conditions idéales, elle donne naissance à une toute nouvelle plante. Ceci est rendu possible grâce au mouvement récurrent du vortex qui maintient la structure et la mémoire de la plante à l’intérieur de son contenant : la graine.La forme ovoïde est le contenant naturel qui permet au vortex de se générer spontanément. Cette forme ovoïde est le contenant de la vie.

À l’intérieur d’une graine, la mémoire de l’arbre qu’elle va devenir demeure vivante.
Le concept de thérapies globales repose sur le choix d’appliquer la sagesse de la nature à ma méthode.

© 2018 Ameyo MALM-AGENA@Thérapies globales

La guérison vibratoire

Thérapie vibratoireL’invisible ensemence le visible est mon quotidien d’accompagnement en libération des mémoires généalogiques.

La thérapie vibratoire est la méthode que je pratique parce qu’elle agit sur les différents corps : physique, émotionnel, mental et spirituel par l’utilisation des propriétés énergétiques des huiles essentielles. Apporter des changements dans votre vie demande du courage et de la détermination, et les huiles essentielles sont des supports énergétiques et des catalyseurs pour ce changement.

La mise en lumière des sentiments et des mémoires refoulés est le point de départ du processus de détoxication des corps provoquant le plus souvent ce qu’on appelle une « crise de guérison » qui débouche ensuite sur un accroissement du sentiment de bien être.

Les huiles essentielles réveillent la mémoire de la joie  tout en éliminant les obstacles qui emprisonnent votre « moi profond ». Elles sont la force de vie des plantes comme toutes substances naturelles, elles contiennent des forces et des énergies spirituelles qui agissent sur tous les plans. (sur vos vibrations d’une façon ou d’une autre). Elles vous aident à quitter un monde structuré par les cinq sens seuls, pour un monde d’expériences multisensorielles.

En encourageant les parties cachées et vulnérables de votre personnalité à se tourner vers la lumière, vous prenez conscience de vos parties les plus sacrées. En diminuant votre résistance envers le changement, vous établissez l’harmonie et l’équilibre.

La thérapie globale est pour moi, une parole vivante adressée à l’autre (le consultant). Aucune thérapie n’enlèvera le souvenir, mais elle donne la possibilité d’une autre acceptation des mémoires enfouies.

Retrouver une fluidité dans sa vie, changer de regard sur les choses en les vivant autrement, avancer sans rien qui empêche d’avancer, s’offrir au présent en essayant d’être neuf à chaque instant, devenir de plus en plus humain afin d’accéder au plus précieux de l’ ÊTRE. C’est ça la guérison! 

© 2018 Ameyo MALM-AGENA@Thérapies globales

Mémoires utérines

L’utérus garde en mémoire les impacts des événements passés, de vécus agréables ou difficiles. Réceptacle universel, il garde aussi en mémoire des traces des générations passées, notre corps réagissant, sans que cela soit conscient, par exemple à une ancêtre morte en couche, rendant impossible la mise au monde d’un enfant, alors que médicalement, rien n’est à signaler.

De même, lorsqu’un avortement est vécu dans la négation (non à l’enfant, non à la situation, non au partenaire), ce négatif reste bloqué dans l’utérus même quand l’enfant est parti. Il en va de même pour les empreintes laissées par des abus sexuels.

Les émotions stockées empoisonnent de l’intérieur et créent des pathologies qui vont finir par se voir à l’extérieur. Nos mémoires douloureuses laissent des traces et des marques jusque sur nos visages, dans nos regards, ces mémoires font qu’une distance s’installe entre nous et les autres, et ce n’est pas forcément cette distance que nous désirons, ce n’est pas celle-là, la « bonne » distance. Dans cette distance, la peur a pris place, peur du contact, de l’intrusion, que l’autre vienne prendre à nouveau.

L’utérus est l’endroit privilégié dans le corps d’une femme où des années d’émotions négatives vont s’accumuler et empoisonner l’organisme féminin de l’intérieur. Les problèmes de l’utérus, comme les règles douloureuses, les pertes vaginales, le papillomavirus, les fibromes ou le cancer, sont des manifestations de cet empoisonnement intérieur. D’un point de vue médical, ces maladies sont considérées comme normales. Mais d’un autre côté, vivre en étant malheureuse, négative et pessimiste est une attitude qui montre à quel point la femme est déconnectée de son potentiel féminin.

Un travail de nettoyage et de libération des mémoires est nécessaire. Nettoyer les mémoires de ce lieu signifie traverser la douleur, ses empreintes encore vivantes et vibrantes au plus profond de nous. Certaines femmes que j’ai accompagnées dans ce processus conscient de libération me témoignaient que cela modifiait complètement leur sang des menstrues : l’écoulement, la couleur, l’odeur et la consistance. Il arrive qu’au cours de la clarification d’une mémoire douloureuse, le sang soit très foncé, qu’il ait une odeur de vieux sang. Par cet émonctoire, le corps indique qu’il évacue cette « vieille chose ».
L’utérus n’a pas seulement pour fonction de mettre au monde des enfants. Reliées à cette énergie inépuisable de création, il nous offre la possibilité d’enfanter de projets, de les garder en gestation en nous pendant un temps, puis de les mener à terme. Ce qui sort de nous, de notre créativité, est chargé de cette force de vie. Et c’est bon, de créer du vivant. Cela rend vivante, présente à la vie qui nous ensemence lorsque nous nous offrons à elle.

Pour rétablir le féminin en nous et le libérer, il n’y a pas d’autre possibilité que de nous relier à notre puissance féminine, à notre potentiel féminin, à notre sacré.

© 2018 Ameyo MALM-AGENA@Thérapies globales

LA FEMME SACREE

Une Femme Sacrée, est une Femme spirituelle qui a conscience que l’Esprit de la Création, est le fondement de son aliment Sacré et que son Corps est à l’image d’un Temple.
Une Femme Sacrée est une Femme remplie de la Lumière et de l’Amour de la Création suprême qui partage cet Amour brillamment avec celui qui entre dans sa Marche.
L’amour d’une Femme Sacrée est si féroce, si profond, qu’il a le pouvoir de récupérer un Homme sorti de prison, une Personne sans-abri, un Homme élevé à la dure afin de l’envelopper, l’emballer avec une argile médicinale, le frotter, le tremper, le laver, le nourrir, prier pour lui, lui montrer son vrai soi, tout en l’estimant comme un Haut Roi.
Tous ceux qui effleurent l’aura d’une Femme Sacrée, sont guéris par sa présence parce que ceci est la puissance Naturelle de la Femme Sacrée .
Quand une Femme Sacrée entre dans une pièce, les vibrations des Personnes deviennent plus élevées et remplissent la salle de sa Lumière.
Partout où passe une Femme Sacrée, la Terre est Bénie, sauf lorsqu’elle possède en elle, la Colère, la Vengeance, la Rage ou le trouble.
Une Femme Sacrée est aussi, celle qui porte dans son esprit, l’ancienne plume Africaine appelée Maat, qui symbolise la Vérité, la Justice, et l’Ordre, laquelle indiquait que son Cœur était léger comme une plume, et non habité par la Malice.
Et lorsque toute cette Sagesse spirituelle est développée, cela désigne qu’elle ne permet absolument à rien, ni à Personne de venir troubler sa Paix, son calme et sa Grâce.

© 2018 Ameyo MALM-AGENA@Thérapies globales

Héritages généalogiques

A travers l’étude de la parenté, les liens transgénérationnels mis à jour délivrent une information essentielle sur la dynamique propre à chaque arbre généalogique. L’étude mène en profondeur chacun vers son petit théâtre intérieur, révèle le projet présidant à sa conception, les différents programmes et scénarios de vie. Lorsque nous naissons, nous ne sommes pas vierges ! Nous portons les valises ancestrales, les ressentis vécus par nos parents et que nous avons absorbés in utero. Nous sommes pluriel et unique. Les empreintes, les ressentis sont spécifiques à chaque individu.

Ceux des ancêtres qui guident nos choix n’ont qu’à bien se tenir, car l’activation transgénérationnelle suscite d’étonnants changements de position sur les différentes branches. Certains n’en reviennent pas, ils tombent de leur piédestal sacré, sont détrônés de leur place bancale ou meurent, d’autres se relèvent de leur statut de victime, des malades guérissent de leurs maux, folies, symptômes et pathologies diverses… Les membres exclus, spoliés, rejetés renouent avec leur famille, les voués à l’échec se mettent à réussir, des personnes dépendantes affectivement trouvent la solution pour se séparer, des unions sont enfin  possibles sans déchirement ni abandon. Les couples stériles font des bébés après vaines tentatives, tandis que d’autres triomphent dans les affaires là où ils galéjaient sans perspectives d’avenir…

Si l’approche systémique a le mérite de relever les incidences intra-familiales, la psychogénéalogie les confirme, tout en les précisant par un travail sur plusieurs générations, plusieurs siècles. L’arbre bouge, chacun a une place à n’en pas douter, contre vents, tempêtes et marées. Nous pouvons libérer ces conflits ancestraux par la mise en conscience des mémoires enfouies et permettre la transmutation de leurs énergies.

© 2016 Ameyo MALM-AGENA

« L’être humain n’a pas d’âge ; il peut remonter jusqu’à l’existence de ses parents et de ses grands-parents… » (G.Groddeck, 1916) 

Le fantôme du jumeau perdu

Libération des mémoires généalogiques. Ameyo MALM ParisjpgEn temps normal, l’histoire, racontée sur le site Buzzfeed, pourrait n’être que la mise au jour d’un banal cocufiage. Elle commence ainsi : Monsieur et Madame X (ils ont voulu rester anonymes) sont américains et ont un fils, né en juin 2014.

Or l’on s’aperçoit que ce dernier est du groupe sanguin AB alors que ses parents sont tous les deux du groupe A. Un test de paternité effectué à partir de cellules de Monsieur X récoltées à l’intérieur de sa joue confirme qu’il n’est pas le père. La conclusion la plus élémentaire conduit à penser qu’à moins qu’il y ait eu un improbable échange d’enfant à la maternité sur le mode La vie est un long fleuve tranquille, Madame X a trompé son mari avec un monsieur qui a fourni le B au bébé. Et l’histoire, pas très palpitante au bout du compte, s’arrête ici.

En réalité, dans ce cas particulier, elle ne fait que commencer. Parce que Madame X n’a pas trompé son mari et que, pour cette grossesse, ils ont eu recours à une fécondation in vitro (FIV).
La première réaction logique, qui est celle de ce couple, consiste à se dire que la clinique où la FIV a été pratiquée a interverti les éprouvettes de sperme et malencontreusement fait rencontrer à l’ovule de Madame X un spermatozoïde qu’il n’aurait jamais dû croiser sur sa route. Le couple prend un avocat et un second test de paternité est fait, dont le résultat est analogue à celui du premier. Cependant, la clinique écartant catégoriquement la possibilité d’une erreur de manipulation, Monsieur et Madame X entrent en contact avec Barry Starr, généticien à l’université Stanford (Californie) et co-animateur du site « Understanding Genetics » (Comprendre la génétique). Celui-ci leur conseille de faire pratiquer un test un peu plus approfondi, un test généalogique.

Les résultats sont à tomber par terre. Si on les croit, Monsieur X n’est pas le père de cet enfant… mais son oncle ! Pour n’importe qui, c’est à n’y rien comprendre. Pour un généticien, c’est la solution qui s’allume et elle a pour nom chimérisme. Référence à la chimère de la mythologie grecque qui faisait, en un animal monstrueux, se mélanger un lion, une chèvre et un serpent, le chimérisme désigne un organisme dans lequel cohabitent deux lignées génétiques. Un organisme porteur de deux génomes. Monsieur X est une chimère, sans que personne ne s’en soit jamais aperçu auparavant.

Voici ce qui s’est très probablement passé : dans le ventre de sa mère, Monsieur X avait un faux jumeau – porteur, dans son groupe sanguin, du fameux B dont tout est parti. Ce second embryon n’a pas survécu mais certaines de ses cellules ont été absorbées, assimilées par l’organisme de ce qui allait devenir Monsieur X, lequel a par la suite fabriqué des cellules porteuses des gènes de ce frère jumeau qui n’est jamais né. Monsieur X est donc bien le père de son enfant, en ce sens qu’il a produit le spermatozoïde qui a fécondé l’ovule, mais il ne l’est pas complètement en ce sens qu’il ne lui a pas transmis le matériel génétique qui le constitue principalement. Dans environ 10 % des spermatozoïdes que Monsieur X fabrique, c’est l’ADN de son « frère » qui s’exprime.

Si l’on veut glisser un soupçon supplémentaire de sensationnel dans cette histoire qui l’est déjà, on peut résumer l’affaire en écrivant que, d’une certaine façon, le petit garçon né en 2014 est le fils d’un fantôme…

Le cas de Monsieur X est exceptionnel mais pas unique. En 2002, une étude publiée dans le New England Journal of Medicine racontait l’histoire d’une femme de 52 ans atteinte d’une grave maladie rénale. On testa donc son entourage pour savoir s’il existait des donneurs compatibles. Pour découvrir que deux des trois fils auxquels elle avait donné le jour n’étaient, sur le plan génétique du moins, pas les siens, mais ceux d’une sœur jumelle elle aussi fantôme. Barry Starr et ses collègues soulignent que, dans le cas de Monsieur X, c’est la première fois que le chimérisme est découvert après avoir trompé un test de paternité. Ces chercheurs se demandent si, en raison de la multiplication des procréations médicalement assistées (PMA), où plusieurs embryons sont souvent transférés dans l’utérus des femmes qui y ont recours, on ne risque pas de multiplier également les cas de chimérisme ainsi que les faux résultats aux tests génétiques pourtant censés être infaillibles…

Source : Pierre Barthélémy