ABUS SEXUELS & INCESTES

 

ALAUNE_Viol-Inceste_Artistespress.jpgLe terme abus vient de abusus, « le mauvais usage ». L’abus désigne l’action d’abuser d’une chose ou d’une personne. En mémoires prénatales, nous retiendrons l’abus sexuel qui se rapproche de la notion de viol, d’inceste et de pédophilie. Dans l’abus sexuel, nous trouvons l’abuseur et l’abusé. L’abusé désigne la victime obligée de subir un rapprochement sexuel sans son consentement. La victime se sent souvent fautive, cette faute intériorisée se transmet aux descendants.

L’abus sexuel ne se limite pas à la pénétration, il concerne toute violation intime du corps de l’autre. Il s’accompagne de violences verbales, ou de menaces de mort. On parle d’inceste géographique ou spatial lorsqu’il ya intrusion sur le territoire. Le partage de l’espace menace l’identité sexuée. À cause des limites trop floues, l’espace commun n’est pas sécurisé comme le partage d’une maison, d’une chambre, d’un lit entre membres d’une même famille. Tout contrôle abusif de l’intimité d’une personne, comme la lecture du journal intime ou de courrier électronique, entre aussi dans la catégorie de l’abus incestueux.

Le terme « inceste » qui vient du latin incestrum, signifie non chaste, souillé, impur. Cette perversion, ou déviation sexuelle par rapport à une norme, décrit une relation sexuelle entre individus d’une même famille, au sens large du terme : elle peut avoir lieu dans un contexte intranucléaire c’est-à-dire au sein du noyau de la cellule familiale (par exemple, un père qui inceste sa fille) ou extra-nucléaire (par exemple, un oncle maternel qui inceste sa nièce) ; de même, la transgression de l’interdit existe lorsque l’agresseur fait fonction de parent (père adoptif, beau-père…).

 L’inceste repose sur un problème d’autorité parentale. Un adulte domine un enfant en situation de faiblesse, le mineur ne peut se défendre, il subit une contrainte sexuelle, physique et un chantage affectif pour se taire. L’inceste fait partie des abus sexuels. Il comprend les attouchements sur le sexe de l’enfant, la pénétration anale ou vaginale, les rapports buccaux forcés, l’émission du sperme sur certaines parties du corps du mineur, l’obligation pour l’enfant de caresser le sexe et de donner du plaisir à un adulte. En psychogénéalogie, l’inceste, sujet tabou, a une incidence en profondeur, il devient un secret de famille indicible. L,enfant abusé reste prisonnier du secret. Dévoiler le secret remettrai en jeu l’équilibre familial, alors, il doit garder le silence, une amnésie peut cacher le traumatisme, l’information passe au niveau inconscient.

L’inceste est un meurtre sans cadavre, un meurtre psychique car il crée la confusion dans l’esprit de l’enfant entre amour et sexualité, il place l’enfant dans une fonction d’objet sexuel visant à assouvir les fantasmes sexuels de son agresseur que la plupart du temps il aime et en qui il a confiance.

De nombreuses vies peuvent ainsi se voir détruites à cause d’un abus de ce type dont les effets sur le long terme imprègneront toute la vie de la victime et de ses descendants. Honte, culpabilité, dégoût de soi, autodestruction, dépression, troubles sexuels ou reproduction des faits sur la génération suivante font partie de la triste liste des effets produits par de tels abus qui marquent leur victime à jamais.

L’inceste c’est aussi tout ce qui concerne l’exhibition sexuelle ou « inceste moral » : les actes de faire l’amour devant son enfant, parader nu, tenir des propos à caractère sexuel, visionner des films pornographiques avec son enfant… sont considérés comme relevant de l’inceste. Utiliser son enfant comme confident de ses aventures sexuelles, le photographier nu ou dans des situations érotiques également.

L’inceste c’est aussi le « nursing pathologique » : sous couvert de d’actes d’hygiène ou de soins, l’agresseur assouvit ses pulsions en pratiquant des toilettes vulvaires trop fréquentes, des décalottages à répétition, des prises de la température inutiles plusieurs fois par jour, lavements…et ce jusqu’à un âge avancé de l’enfant. C’est une relation extrêmement fusionnelle qui s’instaure dans laquelle l’enfant est un objet sexuel.

L’incestuel :

L’incestuel, c’est l’inceste sans passage à l’acte sexuel. Vu de l’extérieur, il n’y a rien. Vu de l’extérieur, l’incestuel peut même ressembler à de l’amour : vu de l’extérieur, une famille incestuelle peut ressembler à une famille très unie par « l’amour », mais ce n’est pas de l’amour… c’est de la fusion, de la confusion (des genres, des générations, des places, des identités…) c’est de l’emprise. Un parent qui considère son enfant comme s’il était une extension de lui-même, et/ou comme s’il était un objet n’est pas dans une relation d’amour mais dans une relation d’emprise.

L’incestuel, c’est du flou, le « magma du pas nommé », dit Fernande Amblard.

Si l’inceste (du côté des abuseurs) concernent majoritairement les hommes (95% des filles abusées et 85% des garçons l’ont été par des hommes – Delisle 2004), les femmes ont sans doute une place plus grande dans l’incestuel — à travers ces relations fusionnelles et d’emprise que souvent on confond avec l’amour et notamment dans la relation mère-fille. Mais ce n’est pas l’amour : c’est une emprise où l’autre (en l’occurrence, dans l’incestuel, l’enfant) est considéré comme un objet (et non comme un sujet à part entière), une extension narcissique du parent.

L’incestuel ce n’est même pas du non-dit, c’est du pas-dit, c’est avant la représentation ; ça colle, ça agglutine, ça confond, ça mélange… Ca brouille les pistes, les frontières entre les personnes, les sexes, les générations, les identités, les corps… (« ma fille, c’est tout moi » ; où l’identité même de l’enfant est niée ; « elle m’a fait une rougeole », comme si la mère était dans la peau de son enfant… et de fait, parfois, dans un délire de fusion, ces mères pensent partager la peau, être dans la même peau que leur enfant, dans l’esprit de leur enfant « je sais ce qu’elle veut, ce qu’il lui faut, je sais ce qui est bon pour elle… » : c’est l’intrusion psychique. Cette intrusion, cette fusion coupe l’enfant de son être propre, de la source de sa subjectivité, sa vérité intérieure, de sa capacité à sentir son désir propre, comme il en serait d’un pays coupé de sa culture propre ou de ses sources énergétiques et, de ce fait, à la merci de toutes sortes d’impérialismes étrangers et in fine, d’effondrements politiques, économiques, culturels, spirituels.

Pour qu’il y ait un passage à l’acte incestueux, il faut qu’il y ait déjà un manque de limites, un flou dans les limites : l’inceste n’arrive pas comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu. L’horizon est déjà bien bas et se confond avec la terre… Ainsi, l’incestuel à la génération précédente peut faire le lit de l’inceste à la génération qui suit. Et inversement : si il y a eu inceste à la génération précédente, on retrouvera une ambiance incestuelle à la génération suivante car l’interdit de l’inceste y aura été transgressé, et les limites entre les générations en restent floutées — sauf si un travail thérapeutique permet de stopper là le système pathologique, ou si un conjoint sait mettre les limites qui ont manqué aux générations précédentes.

L’absence de limite se traduit concrètement : les (portes des chambres, des toilettes…) sont toujours ouvertes, jamais fermées ;  ou des maisons où les pièces (chambre à coucher, salle de bain) n’ont tout simplement pas de portes (ce qui selon les contextes géographiques, économiques et culturels, est anodin, ou pas du tout). Des portes ouvertes ne constituent pas forcément un problème en soi. C’est le fait que les enfants, en particulier à partir de la puberté, n’aient pas le choix, la liberté de les fermer quand ils le souhaitent, qui est problématique.

Les conséquences de l’incestuel sont les mêmes que dans l’inceste
Les familles incestuelles sont des familles à transactions incesteuses sans passage à l’acte. Ce qui caractérise l’incestuel, et ce qui est commun à l’inceste et à l’incestuel, c’est l’intrusion psychique.

Ainsi, les conséquences possibles sont les mêmes que dans l’inceste :

  • Délinquance,

  •  Echec scolaire, professionnel

  • Troubles sexuels et affectifs

  • Anorexie, boulimie, toutes les addictions,

  • Délinquance, prostitution

  • TS et/ou suicides

  •  Bouffés d’angoisse

  •  Bouffées délirantes, psychoses

  •  Dépressions chroniques

  •  Troubles graves de l’image corporelle

  •  Rituels obsessionnels de lavage

  •  Reproduction à la génération suivante

  •  Sexualité compulsive ou absence de sexualité

  •  Tendance à vivre des relations abusives (affectives, sexuelles, professionnelles…)

  •   Incapacité à vivre simultanément amour et sexualité dans une même relation etc…

  • L’absence de limite se traduit concrètement : les (portes des chambres, des toilettes…)

La violence dans ses formes les plus subtiles et les plus insidieuses a trouvé refuge, à notre insu, au sein même de notre système éducatif et habite au creux de toutes les chaumières et dans l’ensemble de notre société. La violence nous concerne tous et le temps est venu de sortir de notre culpabilité, pour entrer dans notre part de responsabilité qui implique conscience et discernement.

La vérité, voila certainement le maitre mot qui anime mon existence telle une quête du Graal. Quête qui m’a amenée à comprendre non seulement ma vie, mais l’histoire de la vie dans ce qu’elle a de plus sombre et de plus lumineux. Alors combattons de toutes nos forces ce mal qui est toujours d’actualité dans notre société sans repère.

© 2018 Ameyo MALM-AGENA@Thérapiesglobales

 

La guérison vibratoire

Thérapie vibratoireL’invisible ensemence le visible est mon quotidien d’accompagnement en libération des mémoires généalogiques.

La thérapie vibratoire est la méthode que je pratique parce qu’elle agit sur les différents corps : physique, émotionnel, mental et spirituel par l’utilisation des propriétés énergétiques des huiles essentielles. Apporter des changements dans votre vie demande du courage et de la détermination, et les huiles essentielles sont des supports énergétiques et des catalyseurs pour ce changement.

La mise en lumière des sentiments et des mémoires refoulés est le point de départ du processus de détoxication des corps provoquant le plus souvent ce qu’on appelle une « crise de guérison » qui débouche ensuite sur un accroissement du sentiment de bien être.

Les huiles essentielles réveillent la mémoire de la joie  tout en éliminant les obstacles qui emprisonnent votre « moi profond ». Elles sont la force de vie des plantes comme toutes substances naturelles, elles contiennent des forces et des énergies spirituelles qui agissent sur tous les plans. (sur vos vibrations d’une façon ou d’une autre). Elles vous aident à quitter un monde structuré par les cinq sens seuls, pour un monde d’expériences multisensorielles.

En encourageant les parties cachées et vulnérables de votre personnalité à se tourner vers la lumière, vous prenez conscience de vos parties les plus sacrées. En diminuant votre résistance envers le changement, vous établissez l’harmonie et l’équilibre.

La thérapie globale est pour moi, une parole vivante adressée à l’autre (le consultant). Aucune thérapie n’enlèvera le souvenir, mais elle donne la possibilité d’une autre acceptation des mémoires enfouies.

Retrouver une fluidité dans sa vie, changer de regard sur les choses en les vivant autrement, avancer sans rien qui empêche d’avancer, s’offrir au présent en essayant d’être neuf à chaque instant, devenir de plus en plus humain afin d’accéder au plus précieux de l’ ÊTRE. C’est ça la guérison! 

© 2018 Ameyo MALM-AGENA@Thérapies globales

LA FEMME SACREE

Une Femme Sacrée, est une Femme spirituelle qui a conscience que l’Esprit de la Création, est le fondement de son aliment Sacré et que son Corps est à l’image d’un Temple.
Une Femme Sacrée est une Femme remplie de la Lumière et de l’Amour de la Création suprême qui partage cet Amour brillamment avec celui qui entre dans sa Marche.
L’amour d’une Femme Sacrée est si féroce, si profond, qu’il a le pouvoir de récupérer un Homme sorti de prison, une Personne sans-abri, un Homme élevé à la dure afin de l’envelopper, l’emballer avec une argile médicinale, le frotter, le tremper, le laver, le nourrir, prier pour lui, lui montrer son vrai soi, tout en l’estimant comme un Haut Roi.
Tous ceux qui effleurent l’aura d’une Femme Sacrée, sont guéris par sa présence parce que ceci est la puissance Naturelle de la Femme Sacrée .
Quand une Femme Sacrée entre dans une pièce, les vibrations des Personnes deviennent plus élevées et remplissent la salle de sa Lumière.
Partout où passe une Femme Sacrée, la Terre est Bénie, sauf lorsqu’elle possède en elle, la Colère, la Vengeance, la Rage ou le trouble.
Une Femme Sacrée est aussi, celle qui porte dans son esprit, l’ancienne plume Africaine appelée Maat, qui symbolise la Vérité, la Justice, et l’Ordre, laquelle indiquait que son Cœur était léger comme une plume, et non habité par la Malice.
Et lorsque toute cette Sagesse spirituelle est développée, cela désigne qu’elle ne permet absolument à rien, ni à Personne de venir troubler sa Paix, son calme et sa Grâce.

© 2018 Ameyo MALM-AGENA@Thérapies globales

HERITAGE FAMILIAL

 

transgenérationnelEt si notre mode de vie influait sur l’avenir de nos enfants, génétiquement ? Des chercheurs suisses et canadiens ont démontré que le processus épigénétique, s’il varie avant la reproduction, peut influencer le développement de la génération future.

Ce que le père fait avant la naissance de son enfant peut influer sur son avenir. Selon une étude menée par des généticiens Canadiens et Québecois, et publiée dans la revue Science, la façon de vivre et l’environnement d’un futur père influencerait en effet la vie de ses enfants, voire même de ses petits-enfants.

Signatures épigénétiques

Les scientifiques, spécialistes de l’épigénétique (discipline de biologie qui consiste à étudier les mécanismes moléculaires modulant l’expression du patrimoine génétique en fonction du contexte), se sont ainsi penchés sur les “signatures” ADN laissées par les pères – et non pas les mères, puisque leur capital génétique n’intervient que pour la moitié du génome de l’enfant.

Selon les chercheurs, le fait de manipuler le processus épigénétique, durant la production de sperme chez les souris, influence le développement de leur descendance – pendant plusieurs générations. Les généticiens ont ainsi modifié l’activité d’une protéine histone (un constituant protéique des chromosomes) contrôlant le processus épigénétique – la “KDM1A histone lysine 4 demethylase”. La manipulation génétique a ainsi, indique l’étude, influé sur la santé et le développement de la progéniture des souris.

Un programme génétique “mis à jour”

La “variation génétique” des histones commandant l’epigénétique pourrait, selon les chercheurs, produire des “effets semblables” chez les humains, indique le site The Conversation. Et une telle variation pourrait être provoquée par plusieurs “facteurs environnementaux” lors de la production de sperme – autrement dit, par la façon de vivre du père. Nous pourrions dès lors éviter l’apparition de malformations congénitales, ou de maladies, en adoptant un bon mode de vie.

Au delà de ces considérations, les chercheurs se sont aussi intéressés à la variation génétique provoquée inconsciemment par les pères, en vue de l’évolution de l’espèce. Ainsi, certaines variations sont “utiles” pour permettre aux descendants de s’adapter au monde dans lequel ils sont destinés à vivre.

Autrement dit, les enfants ressentent “l’environnement métabolique” de leurs géniteurs, qui ont modifié en amont leur “programme génétique” – et ce processus se produit, d’une façon souvent infime, de génération en génération, à la façon d’une “mise à jour” périodique, d’un héritage épigénétique remodelé sans cesse.

Par Fabien Soyez Posté le 22 décembre 2015 par La rédaction

 

Les mémoires généalogiques


les mémoires généalogiques-transgénérationnelles-thérapies-globales-paris-ameyo-malm-C’est à la fois très simple et très compliqué à admettre, mais ce que vous êtes aujourd’hui dans tous les aspects de votre vie est entre autre le sens que vos ancêtres vous demandent d’exprimer.

Le positif comme ce que vous jugez négatif … A leur décharge, que ce soit l’un ou l’autre, ce n’est pas volontaire de leur part et autant dire qu’il n’y a personne à blamer ou à remercier selon le cas. Enfin la science vient de le prouver !!

Chacun de nous, s’inscrit dans une lignée et devient l’héritier « involontaire » des transmissions familiales inconscientes. Le but est de comprendre les mécanismes inconscients véhiculés par la saga familiale et de nous libérer de ceux qui nous posent des problèmes, par la prise de conscience. (J’entends bien sûr par prise de conscience un accompagnement thérapeutique  pour solutionner les transmissions).

La transmission émerge des profondeurs des générations après, elle obéit à ses propres règles comme la balance des comptes familiaux, les loyautés invisibles, les fidélités inconscientes, le jeu des identifications, le désir intempestif de changement à des dates précises, la répétition des actes, le besoin impérieux de répondre aux attentes quant aux rôles des aïeuls.

L’inconscient familial s’inscrit dans la mémoire des expériences de l’humanité, de l’inconscient collectif. La connaissance des faits de l’histoire, la réconciliation avec les lignées soulagent le poids de l’héritage, libèrent le silence exaspérant des secrets de famille, permettent aux fantômes de ne plus hanter les vivants.

Il va sans dire que nos mémoires généalogiques ne nous enlèvent en rien la responsabilité de nos actes.

© 2015 Ameyo MALM-AGENA@Thérapies globales

La gestation, La femme, mère de l’enfant

Thérapies Globales_Libération_des_mémoires_prénatales_Paris_10Pour qu’un enfant vienne au monde, il faut que le père donne le germe à la mère et que la mère amène ce germe à maturité. On peut donc dire que le père est créateur et la mère formatrice.

Ce germe que donne le père est un résumé, une condensation de sa propre quintessence. Tout ce qu’il a vécu, tout ce qu’il vit s’exprime là, dans le germe.

Je vous ai souvent expliqué comment chaque mouvement de notre vie physique comme de notre vie psychique s’inscrit, s’enregistre en nous, dans les chromosomes de nos cellules. Chaque cellule possède donc une mémoire, et il ne sert à rien de jouer devant les autres la comédie de l’honnêteté, de l’intégrité, de la bonté ; c’est ce qu’on fait loin des regards, ce qu’on sent, ce qu’on pense dans un for intérieur qui s’enregistre et se transmet en héritage de génération en génération.

Si ce sont des maladies et des vices qui se sont enregistrés, c’est eux qui se transmettent ; et une fois transmis, allez chercher des pédagogues pour éduquer l’enfant ou des médecins pour le soigner.

Rien à faire, c’est trop tard. Tout se transmet, et si cela ne se manifeste pas dans le premier enfant, cela se manifestera dans le deuxième ou dans le troisième. Car la nature est fidèle et véridique ; elle ne fait pousser que les graines qui ont été semées.

C’est donc une erreur de croire que ce que l’homme donne à la femme au moment de la conception est toujours de la même nature. Si un homme n’a jamais travaillé sur lui-même pour s’ennoblir et se purifier, il donnera à la mère le germe d’un être très ordinaire ou même d’un criminel.

Prenons un exemple ; vous ne le trouverez peut-être pas très poétique, mais au moins il est clair. La fonction d’un robinet est de donner de l’eau, et cette eau peut être sale ou cristalline. Celui qui entretient continuellement en lui de mauvaises pensées, de mauvais sentiments, ne peut répandre que de l’eau sale, tandis que celui qui ne cesse de travailler pour le bien, pour la lumière, distribue de l’eau pure, vivifiante. Oui, ne soyez pas étonné ; le germe que l’homme donne à la femme au moment de la conception est différent suivant son degré d’évolution.

Donc, de même que la semence mise en terre porte en elle le projet de ce que sera l’arbre ou la fleur, de même le germe que le père donne à la mère au moment de la conception porte le projet de ce que sera leur enfant, ses facultés, ses dons ou au contraire ses lacunes, ses tares. Quant à la mère, pendant les neuf mois de la gestation, elle apporte les matériaux qui serviront à la réalisation de ce projet, et là aussi je peux vous révéler des choses extrêmement intéressantes et importantes qu’aucun biologiste ne vous révélera, parce que ce n’est pas dans ce domaine que les biologistes font leurs recherches. Moi, je vous parle de processus qui se déroulent dans les plans psychique et spirituel.

Pendant les neuf mois de la gestation, la mère ne travaille pas seulement à former le corps physique de l’enfant mais aussi ses corps subtils ; à son insu elle travaille sur le germe que l’homme lui a donné, créant ainsi les conditions favorables ou non à l’épanouissement des diverses caractéristiques contenues dans ce germe. Ce germe peut être celui d’un être très ordinaire ou bien très évolué, et c’est la mère qui, par son activité psychique, peut favoriser ou au contraire entraver les manifestations des tendances qu’il renferme.

Prenons un exemple. Supposons que le père possède de grandes qualités intellectuelles et spirituelles ; il peut les transmettre à ses enfants, mais si la mère est très peu évoluée ou si, pendant la période de la gestation, elle se laisse aller à une vie désordonnée, à des états de conscience inférieurs, elle s’oppose à la manifestation de toutes ces bonnes qualités. Et l’inverse est aussi vrai ; une femme peut recevoir de l’homme un germe défectueux, mais si elle sait travailler avec ses pensées et ses sentiments pendant la gestation, toutes les particules pures et lumineuses qui émanent d’elle vont s’opposer à la manifestation des tendances négatives. En donnant le germe, l’homme fournit en quelque sorte le schéma, le projet de ce que sera l’enfant ; quant à la femme, par la qualité des matériaux qu’elle apporte (et cette qualité dépend de ce qu’elle est elle-même et de ce qu’elle a vécu) ; elle a la faculté de réaliser ce projet ou, au contraire, de s’opposer à sa réalisation. C’est pourquoi le pouvoir de la femme, son pouvoir psychique, est immense durant tout le temps de la gestation.

La plupart des femmes ne se doutent pas de l’influence de leurs états intérieurs sur l’enfant qu’elles sont en train de porter. Beaucoup s’imaginent que l’enfant mène dans leur sein une existence absolument indépendante d’elles, et donc que, de leur côté, elles sont libres de faire ce qui leur plaît, d’avoir n’importe quelle pensée ou émotion sans que cela touche le bébé. Elles attendent qu’il soit né pour s’occuper vraiment de lui. Puis il y aura les instituteurs, et si l’enfant pose des problèmes, elles l’amèneront chez un pédiatre qui trouvera des solutions. Eh bien, non, lorsque l‘enfant naît, c’est déjà trop tard, il est déterminé, et aucun pédagogue ne pourra changer sa nature profonde. Quel que soit le traitement que vous faites subir au plomb, il reste du plomb ; vous avez beau le couper, le limier, le polir pour le faire briller, afin qu’il ressemble à de l’or, quelques minutes après il se ternit de nouveau, car c’est du plomb. Il en est de même pour un enfant. Si dès l’origine vous ne faites pas un enfant en or (symboliquement parlant), aucune intervention ne changera sa nature profonde. Mais donnez à cet enfant les qualités de l’or et, même s’il doit vivre dans les pires conditions, il restera incorruptible parce que sa quintessence est de l’or pur.

Cette quintessence, c’est la mère, seule, pendant la gestation, qui peut la donner à l’enfant en le nourrissant chaque jour avec des pensées de lumière. Grâce à ces pensées, le germe qui croît en elle absorbera ces matières pures et précieuses. C’est ainsi que l’enfant qui naîtra deviendra un jour un artiste remarquable, un savant éclairé, un saint, un messager du monde divin. La mère peut accomplir des merveilles parce qu’elle possède la clé des forces de la vie.

En général la mère ne se rend pas compte de ce travail, car elle n’est pas assez sensible ni éclairée. Mais même si elle ne peut pas tellement sentir et encore moins voir cette âme, elle peut au moins lui parler, lui adresser des demandes en lui disant : « Voilà, je te donnerai les meilleurs matériaux, je t’aiderai, mais tâche, toi aussi, d’apporter telle et telle qualités pour que cet enfant marche toujours dans la voie de la beauté, de la sagesse et de l’amour ».

Au moment où la mère prononce de tout son cœur ces paroles qui sont puissantes, qui sont magiques, il émane d’elle certaines particules, et l’esprit de l’enfant qui doit s’incarner les prend comme matériaux pour construire ses différents corps. L’enfant lui-même ne possède rien, il reçoit tous les matériaux de sa mère. C’est pourquoi, en les lui donnant, elle doit être très consciente et, par ses pensées et ses sentiments, ne lui donner que les particules les plus lumineuses, les plus pures.

Tous ces phénomènes du monde invisible sont inconnus de la majorité des gens. Mais c’est justement le rôle d’un Enseignement initiatique de vous rendre sensible à tout ce monde subtil, impalpable, mais réel, plus réel que la réalité elle-même. Grâce à lui vous devenez plus conscient, plus attentif à tous les courants qui vous influencent, à toutes les présences qui vous entourent. Et c’est cette conscience qui vous rend capable de travailler pour le bien.

Les hommes et les femmes ne doivent jamais oublier que les enfants qu’ils auront un jour refléteront d’une manière ou d’une autre leur propre façon de penser et de vivre. Car tout ce qui se passe dans la tête ou le cœur d’un être humain se réalise tôt ou tard ; chacune de ses pensées, chacun de ses désirs, au moment où il paraît en lui, est vivant, et l’enfant qui vient existait déjà dans la tête ou le cœur du père et de la mère. Donc, si en grandissant, votre enfant devient un ange qui vous aide, c’est qu’il était déjà une idée magnifique que vous avez nourrie en vous durant des années, une idée qui s’est incarnée maintenant dans votre enfant et qui, à travers lui, continue à vous aider.

Mais si cet enfant ne vous cause que des ennuis, sachez qu’il est l’incarnation d’une idée criminelle que vous avez aussi alimentée. Car un enfant qui naît ne naît pas de rien. Et si vous me demandez la raison de la naissance de vos enfants, je vous répondrai : « Pour que vous sachiez ce que vous aviez dans votre tête ». C’est de cette façon que les hommes et les femmes apprennent à se connaître : à travers leurs enfants.

D’ailleurs, si les mères avaient l’habitude de tenir le journal de leur grossesse, elles constateraient que l’enfant va d’une façon ou d’une autre répéter durant sa vie tous les états traversés par elle au cours des neuf mois de la gestation. Mais cette répétition se fait en sens inverse, c’est à dire que ce que la mère a vécu au neuvième mois se manifestera dans la première période la vie de l’enfant, ce qu’elle a vécu au huitième mois, dans la deuxième période, et ainsi de suite… La durée d’une vie humaine pouvant être de quatre-vingts dix ans, on compte qu’un mois de la grossesse de la mère correspond approximativement à dix ans de la vie de l’enfant. Je conseille d’ailleurs aux femmes qui ont eu un ou plusieurs enfants d’essayer de se souvenir des événements et des états qu’elles ont vécu pendant qu’elles les portaient ; elles comprendront mieux certains de leurs traits de caractère ou même certains de leurs problèmes de santé.

Une femme qui attend un enfant doit se dire : « Voilà pendant neuf mois j’ai toutes les possibilités de faire de mon enfant un être sain, beau, intelligent, noble, plein d’amour et qui sera une bénédiction pour le monde entier. Je dois veiller à ne lui apporter par mes pensées, mes sentiments, mes désirs, mes actes, que les éléments les plus purs pour contribuer à sa formation ». Et qu’elle se mette au travail ! Car une fois né, c’est fini, l’enfant lui échappe, elle ne peut plus rien faire.

Maintenant, il est certain que pour faire ce travail, les femmes ont besoin de bonnes conditions matérielles et psychiques qui, malheureusement, ne leur sont que très rarement accordées. C’est pourquoi je pense, étant donné l’importance de cette question, que ce sont les gouvernements qui devraient s’en préoccuper, et je vous ai même indiqué, dans les grandes lignes, un plan qui permettrait d’améliorer la situation. Oui, car au lieu de continuer à dépenser des sommes colossales pour des écoles spécialisées, des hôpitaux, des tribunaux, des prisons, les gouvernements devraient s’occuper du point de départ : la femme enceinte, et prendre des mesures afin de lui donner les meilleurs conditions pendant la gestation. Cela entraînerait moins de dépenses et les résultats seraient meilleurs pour toute la société.

La véritable éducation d’un enfant commence avant sa naissance, je ne le répéterai jamais assez. Elle commence par l’éducation de ses parents qui doivent, longtemps à l’avance, se préparer intérieurement afin d’attirer dans leur famille un esprit exceptionnel. Une fois qu’ils ont conçu cet enfant dans la plus grande lumière et pureté, il faut que la mère, consciente des pouvoirs que lui a donnés la nature, travaille à former pour cet esprit un corps physique et des corps psychiques faits des meilleurs matériaux.

Une entité supérieure ne peut accepter de venir s’incarner que chez des êtres qui sont déjà parvenus à un certain degré de pureté et de maîtrise. Ce qui est important pour une telle entité, ce n’est pas d’entrer dans une famille fortunée ou glorieuse ; elle préfère même des familles modestes où elle ne risque pas d’être tentée par la facilité. Mais elle a besoin de recevoir, des parents chez qui elle descendra, une hérédité qui n’entravera pas le travail spirituel pour lequel elle a décidé de venir sur la terre.

Très peu d’hommes et de femmes présentent les qualités nécessaires à l’incarnation de grands esprits, et c’est pourquoi la terre est peuplée de tellement de gens ordinaires, de malades et de criminels, alors qu’elle pourrait être peuplée de divinités. Si déjà quelques milliers de parents dans le monde décidaient de faire ce travail, en trois ou quatre générations, l’humanité serait réellement transformée.

Extrait de Omraam dans « Cherchez le Royaume de Dieu et sa Justice » aux éditions Prosveta – page 622/673.

J’ajouterai qu’il est possible de se libérer des mémoires héréditaires limitantes grâce à l’accompagnement proposé en Thérapies Globales, avec des outils aussi variés comme la sophro-analyse, La thérapie par les couleurs, La psycho-génalogie, La relaxation non verbale, Les lettres hébraïques etc…

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